Lundi 26 mars 2007
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Le Sénat vient de publier sur son site, le rapport de Jacques VALADE, Ambroise DUPONT, Yvan RENAR, Yannick BODIN, Pierre BORDIER, Colette MELOT, et David ASSOULINE , intitulé :
"Regards sur l'enseignement supérieur et l'action culturelle des Etats-unis : l'autonomie au service de la diversité"
Ce rapport nous montre à quel point le système américain est mal connu de nous. Il est le résultat d'une commission d'étude en place depuis 2006. Il intervient, au moment où l'Etat français veut permettre l'intervention des capitaux privés dans les universités françaises par le biais de l'autonomie.
Il existe aux Etats-Unis un système décentralisé financé par d'importantes contributions de l'Etat fédéral qui n'a pourtant que des pouvoirs limités. Contrairement à la France, il n'y a pas de ministère de l'éducation nationale et l'éducation n'est pas inscrite dans les droits constitutionnels, mais cela n'empêche pas l'Etat fédéral d'investir massivement dans le domaine éducatif. La compétence relève en réalité des Etats fédérés, mais là encore, les pouvoirs varient d'un Etat à l'autre en fonction du rôle que jouent les associations et les agences d'accréditation.
Mais le système américain est surtout marqué par trois choses: sa diversité, son autonomie et sa compétitivité.
Sa diversité dans ses établissements où coexistent des établissements publics et privés. En effet, il s'agit d'un système mixte où le réseau des établissements se partage entre privé et public, avec des niveaux et des durées de formations différents.
La compétitivité interne et externe des établissements. Externe car les universités sont en compétitions et font l'objet d'une notation et d'un classement. Mais aussi, Interne par l'attribution de contrats de recherche, une sélection sur dossier des étudiants et un recrutement des enseignants-chercheurs très différent du système français.
Mais comme le système français, le système américain doit faire face à de nouveaux défis suite aux évaluations faites par l'OCDE et le Rapport de la commission Spellings. La sélection à l'accès est devenu trop restreint, les coûts devenus trop élevés et les problèmes d'évaluations qui rendent de plus en plus indispensable l'intervention du système fédéral afin de restructurer.
La tradition US veut que l'action culturelle relève de l'initiative privée du coup le rôle de l'Etat fédéral reste modeste. Ce sont la philanthropie et la politique fiscale qui permettent n financement original fondé sur un partenariat privé/public. En effet, l'Etat octroieun régime fiscal de faveur aux "généreux donateurs" qui financent l'enseignement, ce qui permet à des grands groupes de faire des donations conséquentes .
Par Mélanie
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Publié dans : Actualité
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