Présentation

A Propos

Des informations, des conférences, des avis de soutenance, ou toute autre information de nature juridique...
Une adresse où me faire parvenir les infos à publier:
leblogdemelanie@gmail.com

Actualité

Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 08:51
Un article très intéressant a été publié sur le blog  Dalloz : "Une université numérique sans argent et sans étudiants?"  A lire absolument!  Cet  article fait suite au rapport sur l'Université numérique rendu par Henry ISAAC (Maitre de conférences à l'Université Paris Dauphine) à Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Selon ce rapport l'enjeu réside dans le fait que "le nouvel environnement numérique constitue un double défi pour les établissements d’enseignement supérieur. (...) L’université est donc amenée à repenser ses méthodes pédagogiques. Les technologies de l’information et de la communication constituent un réel levier pour bâtir ces nouveaux dispositifs d’apprentissage. La finalité est de préparer l’insertion des étudiants « natifs du digital » dans la société de la connaissance en réseau. Ce premier défi nécessite d’en relever un second : insérer les universités dans les réseaux numériques de la connaissance. Les universités françaises sont encore trop faiblement présentes sur l’Internet et dans les réseaux de partage et d’échange en ligne autour de la connaissance. Cette absence est porteuse d’un risque de marginalisation certain au niveau international..."

Pour pouvoir faire face à ce retard et permettre à l'Université française de rattraper ce "retard", le rapport propose des solutions autour de 12 points:

Propositions pour une politique du numérique dans l'enseignement supérieur

1) 100% des documents pédagogiques numériques pour 100% des étudiants

    - Le numérique au service de la réussite étudiante.
    - Le numérique pour une pédagogie innovante
    - Faciliter le travail de l’étudiant
2) Repositionner la production des ressources numériques
    - Réarticuler la production des ressources numériques des UNT
    - Donner de la visibilité aux ressources numériques
    - Accroître les ressources numériques disponibles dans les Services Communs de la Documentation
    - Lancer un programme de recherche sur le serious game
3) Favoriser l’essor de l’Enseignement à Distance (E.A.D.)
4) Développer une approche éditoriale du patrimoine numérique dans chaque établissement.
5) Accompagner les équipes présidentielles face aux défis du numérique
6) Améliorer la formation au métier d’enseignant
7) Poursuivre l’effort d’équipement des établissements en infrastructures numériques
    - Achever l’équipement des universités en ENT
    - Achever la couverture wi-fi des campus
    - Déployer la fédération d’identités
8) Favoriser l’accès à l’ENT par une généralisation des Points Etude
9) Faciliter l’accès aux contenus pédagogiques pour les étudiants handicapés grâce aux technologies
numériques
10) Développer une action forte contre le plagiat
11) Généraliser la carte étudiant électronique multi-services pour faciliter la vie étudiante
12) Améliorer la démocratie étudiante grâce au numérique

Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 15:45

Le projet de loi relatif aux libertés des universités prévoit de doter toutes les universités d’une nouvelle organisation ayant vocation à s’appliquer dans un délai d’un an, et de nouvelles compétences, dans un délai de cinq ans (Les missions sont prévues à l’unique article du titre I). Ce projet se veut innovant. Il propose de rénover la gouvernance des université en vue de " les rendre plus réactives, pour simplifier les procédures, clarifier les missions et élargir leurs capacités d’initiatives " ( Titre II : La gouvernance des universités).

 

La loi ne prévoit pas de modification de l’architecture institutionnelle des universités. Mais la loi redéfinit intégralement les rôles du conseil d’administration, du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie étudiante.

 

  • Dans le cadre de leur autonomie, les universités décideront du nombre de personnes siégeant au conseil d’administration (20 à 30 membres). Des personnes de la société civile pourront l’intégré sans toutefois nuire à l’équilibre représentants des personnels enseignants et étudiants. Les règles de majorité seront simplifiées.

    Le conseil scientifique se voit confier une compétence consultative dans le but d’éclairer le conseil d’administration dans sa prise de décision. Le conseil scientifique accueillera des représentants des étudiants du troisième cycle.

    Le conseil des études et de la vie universitaire, se voit attribuer une nouvelle mission en matière d’évaluation des enseignements. De plus, il accueillera en son sein un vice-président étudiant.

    Le projet de loi prévoit la mise en place, dans chaque université, d’un comité technique paritaire destiné à devenir le lieu du dialogue social.

 

Le projet de loi renforce le rôle du président de l’universitéqui a vocation à devenir le porteur du projet d’établissement ". Le texte prévoit qu’il sera choisi par les membres élus du conseil d’administration pour un mandat d’une durée de 4 ans renouvelable une fois, désormais synchronisé avec celui des conseils, le président " s’imposera légitimement comme l’animateur d’une équipe de direction cohérente. Détenteur de l’autorité en matière de gestion et d’administration de l’université, il disposera d’un droit de regard sur toutes les affectations prononcées dans l’établissement et du pouvoir de déléguer très largement sa signature ". (Chapitre 2 du titre II).

 

  • Le projet de loi propose une nouvelle procédure de recrutement des personnels enseignants :

    Par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l’article L. 952-6, le président pourra ainsi recruter des enseignants ou des chercheurs ne figurant pas sur la liste nationale de qualification. Toutefois, la compétence de ces personnels sera garantie par une procédure de recrutement faisant appel à un comité de sélection mis en place par l’article 23 du présent projet de loi (article L. 952-6-1 nouveau du code de l’éducation).

    Le projet prévoit ainsi la création d’un comité de sélection (" ad hoc "), composé pour moitié au moins d’enseignants chercheurs extérieurs à l’université, en lieu et place des actuelles commissions de spécialistes. Le comité pourra être constitué à tout moment, dès qu’un emploi aura été créé dans l’établissement ou déclaré vacant. Ce comité sera créé par le conseil d’administration (formation restreinte élus des enseignants chercheurs, des chercheurs et des personnels assimilés ).

Cependant, le comité de sélection se substituant aux commissions de spécialistes, ces dispositions ne remettent pas en cause la procédure de recrutement spécifique des professeurs, par concours nationaux d’agrégation de l’enseignement supérieur, dans les disciplines juridiques, politiques et économiques.

 

Le projet autorise le président à recruter, pour une durée déterminée ou indéterminée, des agents contractuels pour occuper des fonctions techniques ou administratives correspondant à des emplois de catégorie A et des agents contractuels pour assurer des fonctions d’enseignement et de recherche.

 

  • Les universités pourront également disposer de leur patrimoine en demandant à l’Etat le transfert de la pleine propriété des biens immobiliers qui leur sont affectés ou qui sont mis à leur disposition. Ce transfert s’effectue à titre gratuit et prend, dans tous les cas où cela s’avère nécessaire, la forme d’une convention entre les parties visant la mise en sécurité du patrimoine après expertise contradictoire.

    Afin de permettre aux universités de valoriser au mieux leur patrimoine, l’article prévoit en outre une disposition permettant au conseil d’administration de l’université de céder à un tiers des droits réels sur les biens qui lui sont transférés, y compris lorsque ceux-ci restent affectés au service public (Article 24).

 

  • La loi, dans son article 14, rend obligatoires les contrats pluriannuels entre l’Etat et les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel. Ces contrats comportent un volet financier qui tient compte des résultats de l’évaluation de l’établissement réalisée par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES).

 

La loi prévoit la mise en place d’un budget global incorporant la masse salariale, s’accompagnant d’une dotation de l’Etat à l’établissement, faisant l’objet d’un contrat pluriannuel ou d’un avenant au contrat en cours (II de l’article 16). Elle prévoit également la mise en place d’instruments d’audit interne et de pilotage financier et patrimonial destinés à renforcer la capacité de gestion de l’université.

 

  • Les universités auront le pouvoir de créer des fondations non dotées de la personnalité morale mais qui pourront bénéficier des règles relatives aux fondations reconnues d’utilité publique. Cette possibilité est aménagée afin de favoriser le mécénat (article 23). Néanmoins bien que n’ayant pas de personnalité morale (afin de réduire les coûts de gestion), le capital de la fondation ne sera pas intégré au budget de l’établissement et sera soumis aux règles applicables aux comptes de fondations qui reposent sur les principes de la gestion privée.
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 19:00
 

Le Conseil de l’Union européenne est présidé par le Portugal depuis le 1er juillet 2007. Le mandat dure 6 mois. Le Portugal succède à l’Allemagne d'Angela Merkel. Le bilan est très positif pour l'Allemagne. En effet, l'Allemagne a terminée sa présidence sur la réussite de l'accord des 27 sur les grandes lignes d’un projet de traité destiné à remplacer la Constitution.

 

Le Portugal représenté par son premier ministre José Socrates a pour objectif de conduire la conférence intergouvernementale chargée d’élaborer le traité modificatif, afin de proposer une version rédigée avant la fin décembre 2007. Cette conférence devrait être ouverte dès le 23 juillet 2007.

Les priorités de la présidence portugaise s’insèrent dans un plan de 18 mois, établit le 21 décembre 2006, dans le cadre du programme du « Trio » (Allemagne, Portugal et Slovénie).

Mais le projet de Traité simplifié n'est pas le seul objectif fixé à la présidence portuguaise. En effet, figurent également dans le programme de son site de nombreux projets:
    - Le lancement d’un nouveau cycle de l’« Agenda de Lisbonne », avec ses différents volets (économique, social et environnemental)
    - La mise en œuvre d’une approche globale des phénomènes migratoires dans le cadre de Schengen.

La future présidence souhaite également renforcer les relations extérieures de l’Union européenne, avec l’institutionnalisation d’un sommet entre l’Union européenne et le Brésil, l’organisation de la conférence Euromed pour la coopération avec les pays méditerranéens et la tenue du deuxième sommet avec l’Afrique à Lisbonne.

 
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 12:15
La réforme des universités promet  de faire  des remous cet été. Nicolas Sarkozy  va faire un marathon entre syndicats d'enseignants et syndicats d'étudiants car  les négociations ont tournées  court après 8 heures de discussions animées.

Le  Cneser (conseil national de l'enseinement et de la recerche) a quité la table des négociations...  En effet, le projet présenté n'a pas emporté l'adhésion avec seulement 12 voies en sa faveur et 19 contre en plus de 3 abstentions.

Le projet suscite des oppositions : l'introduction d'une sélection dès le master 1 au lieu du master 2, le passage de 60 à 20 membres dans les conseils d'administration sont contestés. Mais plus encore c'est l'autonomie "à la carte" des universités qui pose problème. Les synicats étudiants se montrent menaçants et se disent déçus. Ils semblent décidés "à faire reculer le gouvernement qui veut passer en force". Le président de l'UNEF a même menacé de transformer les points d 'inscriptions en zones de contestation surtout depuis l'annonce d'une éventuelle augmentation des frais d'inscription... L'été s'annonce chaud...

D'ailleurs le projet qui devait passer en conseil des ministres cette semaine, est repoussé à une date ultérieure non déterminée pour de plus amples consultations.

Affaire à suivre car cette réforme est capitale pour que l'Université française reprenne la place qui est la sienne dans le monde
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 09:38
Interwiew  de notre garde des sceaux Rachida DATI au journal Le Figaro, le 20  juin, suite à la protestation es avocats et des magistrats contre la réforme de la carte judiciaire prévue en 2008. C'est le début d'un long bras de fer pour sauver les "petites" juridictions de l'extermination... Celles qui sont visées ne sont pas connues mais la colère des avocats se fait déjà entendre. Une affaire qui va faire du rififi...

Le Figaro : Bobigny est un tribunal que Nicolas Sarkozy avait pointé du doigt durant la campagne présidentielle, évoquant la « démission » des juges. Votre visite sur place est-elle une visite de réconciliation ?
Rachida Dati : J'ai souhaité me rendre au tribunal de Bobigny pour y rencontrer l'ensemble des personnels et signer une convention entre le ministère de la Justice et le TGI, dont l'objet est l'amélioration de la qualité de la justice.
Pour le président de la République, la justice est un pilier fondamental de notre démocratie et il entend bien être le garant de son indépendance. C'est d'ailleurs pour cela qu'il souhaite que les magistrats aient les outils les plus adaptés pour lutter contre certaines formes de délinquance, en particulier la récidive.
 

Le Figaro : Vous allez réformer la carte judiciaire. Quels tribunaux seront supprimés et selon quels critères ?
Rachida Dati : La réforme de la carte judiciaire est incontournable. Le président de la République, au cours de la campagne, a rappelé qu'il était nécessaire de faire évoluer l'organisation de notre justice. Il faut le faire dans la concertation, car tous les acteurs judiciaires sont concernés.
La dernière réforme d'envergure date de 1958. Depuis, rien n'a changé. On ne peut pas avoir une organisation judiciaire qui repose sur un modèle qui date du siècle précédent. La proximité de la justice, ce n'est pas forcément le fait d'être jugé à côté de chez soi. Si le citoyen sait qu'il peut avoir une justice de qualité, rapide et efficace, peu lui importe de faire plusieurs kilomètres. La réforme de la carte judiciaire se fera de manière progressive à partir du 1er janvier 2008.
 

Le Figaro : Concrètement, les petits tribunaux vont-ils disparaître ?
Rachida Dati : La question ne se pose pas en terme quantitatif. Je ne souhaite pas modifier la carte de manière mécanique ou géométrique. Je ne veux pas m'enfermer dans des schémas préétablis. Je respecterai toutes les personnes. 
Les principes sont arrêtés : qualité, lisibilité, proximité et rapidité. Je réunis la semaine prochaine les chefs de cour d'appel, je vais leur demander d'engager des concertations afin d'envisager localement les nouvelles organisations qui peuvent être arrêtées. Une grève des avocats est en cours, notamment à Metz. Elle est fondée sur des rumeurs. Je sais que les avocats ne refusent jamais le dialogue. Cette réforme indispensable est une chance inespérée pour tous les acteurs judiciaires, et les avocats en particulier, de repenser notre justice.
 

Le Figaro : Le projet de loi sur les peines plancher, qui sera discuté au Sénat début juillet, suscite beaucoup de réticences. Quelle en est la philosophie ?
Rachida Dati : Le texte est centré sur la répression de la récidive des majeurs comme des mineurs. Pour qu'il s'applique, il faut qu'une personne déjà condamnée pour une infraction commette de nouveau une infraction de même nature ou assimilée. Ce texte a deux volets. D'abord, il instaure un régime de peines minimales d'emprisonnement dès la première récidive de tous les crimes et délits punis d'au moins trois ans d'emprisonnement. Il a donc un champ d'application vaste. Ensuite, il instaure un régime spécial plus sévère dès la deuxième récidive des infractions les plus graves (crimes, délits violents ou de nature sexuelle, etc.). Il n'est pas d'application mécanique. D'abord, les peines minimales ne sont pas des peines automatiques. La marge d'appréciation du juge est encadrée, mais préservée.
 
 
Le Figaro : Plusieurs syndicats de magistrats ainsi que l'ordre des avocats de Paris s'opposent aux principes de votre projet de loi sur la récidive. Redoutez-vous une résistance judiciaire ? 
Rachida Dati : Le débat a été clair, notamment durant la campagne électorale. On ne peut pas faire comme si les Français n'avaient pas exprimé leur choix. Ils attendent maintenant la réalisation de cet engagement du président de la République. Le projet prévoit que les juges ne pourront déroger aux peines minimales qu'en motivant leurs décisions. Le juge doit appliquer une règle de portée générale à des situations particulières. C'est le coeur de son métier et il l'exprime par une motivation.
 

Le Figaro : On note une augmentation de 10 % des mineurs incarcérés depuis un mois. Avez-vous une explication ? 
Rachida Dati : Cette hausse démontre que les juges ne sont pas disposés à faire de l'angélisme à l'égard des mineurs délinquants. Souvent, les mineurs sont jugés trop longtemps après les faits. J'ai donné des instructions claires afin qu'à chaque infraction, une réponse rapide soit apportée, car 80 % des mineurs sanctionnés ne récidivent pas.
 

Le Figaro : Vous allez nommer un contrôleur général des lieux de détention. Quel sera son rôle ?
Rachida Dati : Ce « contrôleur général indépendant des lieux privatifs de liberté » agira en tant qu'autorité indépendante. Sa mission sera de vérifier les conditions dans lesquelles vivent les personnes détenues ou retenues, et les conditions d'organisation et de fonctionnement de l'ensemble de ces lieux. Je souhaiterais, pour ma part, mais c'est au Parlement d'en décider, que ce contrôleur puisse être entendu publiquement par le Parlement. 
 

Le Figaro : Un juge des victimes va voir le jour. Quelle sera sa mission ?
Rachida Dati : Dès lors qu'une décision de justice est rendue, un juge d'application des peines suit le condamné. S'agissant de la victime, les associations d'aide aux victimes jouent un rôle fondamental. Mais je souhaite aller plus loin en créant « un juge délégué aux victimes », qui accompagnera la victime dans toutes ses démarches. Je pense notamment à toutes les victimes qui ne font pas exécuter les jugements en leur faveur par crainte de leur agresseur. Ce n'est pas normal.

 
Le Figaro : Vous n'avez pas eu de secrétaire d'État, aurez-vous un procureur général de la Nation ?
 Rachida Dati : Ce n'est pas actuellement au programme. 


Le Figaro : Vous êtes garde des Sceaux depuis un peu plus d'un mois. L'agression d'un magistrat, le suicide d'un accusé, l'affaire Borrel, l'éventuelle convocation de Jacques Chirac... Le baptême du feu est-il difficile ?
Rachida Dati : Je reprends l'expression de mon prédécesseur : « Dans ce ministère, il n'y a pas d'affaires courantes ». Ce qui arrive sur mon bureau tous les jours représente la réalité de la vie. Il n'y a que des affaires graves, tragiques et douloureuses. Sur les affaires que vous évoquez, des magistrats instructeurs sont saisis, je n'interviendrai pas. J'ai conscience de l'immense responsabilité qui est la mienne et des défis que je dois relever. Mais je sais, aussi, que la vie à la Chancellerie n'est pas un long fleuve tranquille.
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /Juin /2007 21:09
Le raz de marée bleu anoncé s'est avéré n'être qu'une vague qui s'est quelque peu brisée sur le rocher des urnes...

Tout  de même , la majorité est restée relativement solide  au soir de ce second tour. L'UMP comptaliserait entre 319 et 329 sièges. Face à elle l'opposition socialiste sera composée de 202 à 210 sièges. Le Nouveau Centre (composé des députés qui ont fait sécession) a entre 17 et 20 sièges et le PCF a entre 12 et 19 sièges.

Election.jpg

De nombreux projets seront alors l'objet, à n'en pas douter, d'houleuses discutions: projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs est déjà déposé. Viendront le projet de loi sur la défiscalisation des heures suplémentaires, la déductibilité des taux d'intérêt des prêts pour l'achat de la résidence principale sur les impôts, la TVA sociale... Il nous faudra attendre le début de la 12ème législature pour voir la suite des événements...


Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 11:30
Sarkozypdt.jpg Nouveau président de la République, nouvelle photo...

Rien de nouveau pour le lieu, comme beaucoup de prédécesseurs il a fait le choix de la bibliothèque de l'Elysée ( De Gaulle notamment... Gaullisme ou traditionnalisme? à voir...)

Par contre, si le drapeau français n'est pas nouveau sur la photographie du président ( V. Giscard-d'Estaing ), le drapeau européen lui est une inovation. Il montre son attachement à l'Europe même après le non au référendum sur la "constitution européenne"... Il montre sa volonté d'insufler à nouveau une dynamique européenne et de faire de la France le pillier de cette construction européenne.

Posture: pas de face contrairement à tous ses prédécesseurs mais en trois-quart face. Figure classique du portrait en peinture qui n'a pas été suivi pour les portraits présidentiels précédents.  Les anciens présidents ont toujours choisi le portrait de face car il est censé représenter l'idéal du président face à la nation et qui regarde droit devant vers l'avenir. Quel  sens donner à cette posture nouvelle? Amateur d'art ou annonciateur de rupture jusque dans son portrait? C'est une réponse que nous n'avons pas. Et si, ... il avait fait ce choix juste pour faire parler les curieux?
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 09:50
gouv.2007.jpeg Le nouveau gouvernement est en place depuis peu, sa cote de popularité est très élevée dans les sondages, et c'est lui qui va impulser les réformes dans les prochains mois. Coup d'oeil sur une composition qui en a surpris plus d'un...

Le premier ministre par contre est sans surprise François Fillon.

Le ministère qui nous intéresse particulièrement est celui de la Justice. Rachida Dati comme garde des sceaux, c'est un choix audacieux. Magistrate de 41 ans issue de l'immigration, elle devrait arriver à rendre la justice plus populaire là où on la taxe d'être à deux vitesses.

Le second qui est très important pour nous et sans nul doute le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui échoit à Valérie Pécresse (39 ans).

Alain Juppé, maire de Bordeaux, ancien premier ministre est le nouveau ministre chargé de l'Ecologie, du dévelopement et de l'aménagement durable. Seul ministre d'Etat du gouvernement, il en est le numéro 2. La queston environnementale semble être au centre des projets du gouvernement.

Jean-Louis Borloo est à 56 ans le ministre de l'économie, des finances et de l'Emploi.

Michèle Alliot-Marie (60 ans), passe du ministère de la défense à celui de l'intérieur.

Bernard Kouchner qui est à 67 ans le plus agé de ce gouvernement est nommé ministre des Affaires étrangères et européennes. Le PS a lancé une procédure d'exclusion du parti contre M. Kouchner. Il est le fondateur de Médecin sans frontière.

Brice Hortefeux est à 49 ans le ministre du très sulfureux ministère de l'immigration, intégration, de l'identité nationale et du Codéveloppement. On sait que l'annonce de sa création avait fait un tollé et avait crée des tensions entre le président et Mme Simone Veil.

Xavier Bertrand devient Ministre du travail, des relations sociales, et de la solidarité.

Xavier Darcos, est à 59 ans le nouveau ministre de l'Education nationale.

Hervé Morin remplace Michèle Alliot-Marie à la Défense à tout juste 45 ans.

Roseline Bachelot, 60 ans, a été nommée ministre de la Santé, Jeunesse et Sports après avoir été au ministère de l'environnement.

Christine Boutin est nommée à 63 ans ministre du Logement et de la Ville. Ele est connue notamment pour ses positions en droit de la famille et pour sa lutte contre l'IVG.

Christine Lagarde hérite à 51 ans du ministère de l'Agriculture et de la pêche.

Christine Albanel (51 ans), est nommée ministre de la Culture, de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Enfin, Eric Woerth, 51 ans, est nommé au poste délicat de ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

On ne connait pour le moment que 4 secrétaires d'Etat:

Roger Karoutchi, 55 ans, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Eric Besson, qui à 49 ans est nommé secrétaire d'Etat à la Prospective économique et de l'évaluation des politiques publiques après avoir quité le PS et Ségolène Royal avec grand bruit. Il a écrit le très controversé Qui connait Madame Royal?

Dominique Bussereau, 54 ans, secrétaire d'Etat chargé des transports auprès d'Alain Juppé, ministre d'Etat en charge de l'Ecologie.

Jean-Pierre Jouyet, 53 ans, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Martin Hirsch, 43 ans, est nommé haut commissaire aux solidarités actives.
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 09:40
sarko50.jpg A partir de 11 heures ce matin sera retransmise la passation de pouvoir entre l'ancien Président de la République Jacques Chirac et le nouveau Nicolas Sarkozy.

L'espoir est qu'il n'y ait aucun incident. En effet, après les manifestations anti Nicolas Sarkozy et les menaces terroristes des craintes habitent de nombreuses personnes.

Mais que penser de tout ceci?

A l'heure où on ne parle plus que de démocratie, n'y a t-il pas plus anti-démocratique que de manifester contre le résultat d'une élection démocratique? Que l'on soit de gauche, du centre, de droite ou de tout autre bord on ne peut que condamner ces manifestations . Surtout lorsque l'on voit que ceux qui manifestent n'ont pas, pour la plupart, voté. La seule manifestation valable selon moi se passe dans l'isoloir! Nous verrons ce que cela donnera aux élections législatives prévues très prochainement.

Maintenant, on attend avec impatience la nomination du gouvernement dont quelques noms sont désormais certains notamment celui de M. Fillon comme 1er ministre. En tant que juriste, les désignations aux différents ministères (15) et les élections législatives revètent la plus grande importance car ce sont ces personnes qui feront les textes applicables demain.

Quelles réformes pour demain, aurons-nous à assimiler et à appliquer nous juristes?

Nous espérons que les réformes utiles et adéquates seront faites notamment en ce qui concerne l'Université car la France ne peux pas maintenir son rang au niveau mondial sans une université qui "joue la gagne". Mais tous les domaines devraient être touchés si les réformes annoncées sont suivies d'effet: les régimes spéciaux des retraites, les heures supplémetaires déplafonnées et non soumises aux charges, la réorganisation de l'administration de la solidarité nationale...

Bref, affaire à suivre... de très près pour nous juristes!
Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /Mai /2007 10:43

Le gouvernement vient d'annoncer l'interdiction faite aux mineurs, à partir du 1er juillet, de jouer aux jeux de loterie ainsi qu'aux pronostics sportifs commercialisés par La Française des Jeux par deux décrets publiés au JO le 8 mai 2007.


L'interdiction vise exclusivement sur la trentaine de jeux de la Française des jeux tels que Euro Millions, Loto, Rapido, Morpion, Loto Sportif, Sudoku, Le Millionnaire ... Les mineurs étaient par ailleurs soumis à des restrictions sur les jeux d'argent :  interdiction d'accès aux casinos depuis le 1er novembre 2006, et du PMU. Mais la loi n'interdisait pas les jeux de hasard de la Française des jeux aux mineurs de moins de 16 ans. Cette mesure d'interdiction annoncée depuis fin janvier par le ministre délégué au Budget Jean-François COPE afin de lutter activement contre la dépendance aux jeux est donc enfin adoptée et sera effective au 1er juillet 2007.

Depuis 2005, la France est soumise par la Commission européenne à l'obligation de justifier son monopole sur les jeux d'argent et de hasard. Ces derniers sont placés sous les tutelles des ministères du Budget , de l'Intérieur et de l'Agriculture. Mais la France a toujours refusé de céder une part de son monopole dans les jeux d'argent et de hasard qui représentent près de 20,3 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel. La France a toujours argué de la nécessité d'un contrôle étatique pour moraliser et sécuriser les jeux d'argent et de hasard pour refuser l'introduction d'opérateurs étrangers dans le secteur.

D'ailleurs même les USA projettent de protéger les mineurs contre la dépendance aux jeux et même les adultes en instaurant un système de licence soumis à conditions. Chaque licencié devra mettre en place des mesures afin d'empêcher l’accès aux mineurs et aux joueurs compulsifs. Mais ce projet de loi a ses limites puisqu'il ne vise que les jeux dit "on line".

Sur le thème du jeu : à lire le mémoire de Victor Daudet, Le jeu, Montpellier 2007 (Résumé à parraitre dens les cahiers de l'école doctorale).

jeu.jpg

 

Par Mélanie Jaoul - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Info Rapides

La Bibliothèque Universitaire de Richter est désormais ouverte le samedi! Profitez-en!

s-parateur.gif

Colloques et conférences annoncés 

 

 

- jeudi 28 et vendredi 29 avril 2011 : Colloque sur « Contrats et propriété publics », direction scientifique : Pr. Guylain Clamour (CREAM)

 

- vendredi 27 mai 2011 (amphi A): "EIRL et actualités du droit des entreprises en difficultés : cinq ans d'application
 de la loi de sauvegarde des entreprises"  (Laboratoire de Droit Privé)

 

-mardi 7 juin 2011: L'immeuble dans l'avant projet de réforme du droit des biens (Laboratoire de Droit Privé)

 

- mardi 14 juin 2011 : Colloque international Montpellier-Québec, « L’Etat fiduciaire » (CREAM)

 

- vendredi 17 juin 2011: Colloque "le renouveau des usages" (CDE)

 

- Novembre 2011 : colloque sur « L’immeuble vert », en collaboration avec le Laboratoire de droit privé de la Faculté de droit de Montpellier 

 

 

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés